Le parcours de Soraya s’est construit entre la France et la Tunisie. Issue d’un couple mixte mêlant eux-mêmes diverses origines, elle s’ouvre à de nombreux registres musicaux ou dansés et découvre très tôt les danses maghrébo-orientales auxquelles elle choisit de se consacrer.

Défenseure d’une interprétation dansée ancrée dans ces gestuelles, elle propose une approche détachée des attentes normatives exotisantes et stéréotypées. Elle veille à développer des œuvres valorisant tout particulièrement ces techniques.
Avide de renouveau, d’histoire et de mélanges, les grandes figures de la Danse Orientale classique (raqs sharqi) imprègnent son approche, tout autant que les danses populaires issues du pourtour méditerranéen (Algérie, Tunisie, Égypte, Turquie, Grèce).
Depuis 2016, elle travaille au développement d’une gestuelle singulière en tant que soliste au sein du laboratoire gestuel qu’elle crée. De là naissent ses premières créations scéniques en tant que soliste avec « Lella Skila » (2017), ou en collaboration avec des artistes visuels : « Insoumise.s » (2018) avec Julie-Anne Weber et « Des.orientalisme.s » (2022) avec Ayman Hazzouri. Ce laboratoire donne naissance, en 2019, à l’atelier « Oriental Expérimental » accueilli à La Maison du Mouvement de Strasbourg.
En janvier 2017, elle devient Présidente et est membre fondatrice de l’association CARAMO (Centre Artistique et de Recherches des Arts Maghrébo-Orientaux). Une initiative associative ayant pour but la promotion de la recherche universitaire autour des arts maghrébo-orientaux et de la création artistique contemporaine issue de ces univers.
La même année, elle entre en Doctorat de sociologie à l’Université de Strasbourg. Elle y entame une thèse en socio-histoire consacrée à l’évolution des danses maghrébo-orientales en France entre le 19ème et le 21ème siècle.
Quelques partenaires culturels avec qui Soraya a collaboré et qui ont soutenu son travail









Institutions académiques où elle est intervenue





